Je n’écris pas pour faire joli

Je n’écris pas pour faire joli.
Je n’écris pas pour remplir des cases, ni pour produire du contenu.

J’écris pour survivre.
Pour guérir.
Pour transmettre.

Écrire, pour moi, n’a jamais été un luxe.
Ça a été une bouée.
Un lieu de vérité quand tout le reste faisait du bruit.
Un endroit où je pouvais enfin arrêter de faire semblant.

J’écris parce qu’il y a des choses qu’on ne peut pas garder à l’intérieur trop longtemps sans se perdre soi-même.
Des luttes silencieuses.
Des questions qui grattent.
Des tensions entre ce qu’on confesse et ce qu’on vit vraiment.

Longtemps, j’ai porté le feu sans savoir quoi en faire.
Du zèle, oui.
Mais aussi des doutes.
Des effondrements quand les lumières s’éteignaient.
Une foi active à l’extérieur, instable à l’intérieur.

Je connaissais le langage.
Je connaissais les codes.
Mais il y avait encore trop de bruit entre Dieu et moi.

Alors j’ai écrit.

Pas pour expliquer.
Pas pour enseigner d’abord.
Mais pour respirer.
Pour mettre des mots là où tout était confus.
Pour comprendre ce que je croyais vraiment… et ce que je faisais juste par habitude.

Écrire est devenu un lieu secret.
Un espace où je pouvais dire les choses sans filtre spirituel.
Sans performance.
Sans posture.

Avec le temps, le feu a cessé de me consumer.
Il m’a formée.

Aujourd’hui, je n’écris plus pour fuir ce qui brûle.
J’écris pour partager ce que le feu m’a appris.

Que la foi n’est pas une agitation permanente.
Que la radicalité n’est pas une violence.
Que la maturité ne consiste pas à tout maîtriser, mais à revenir sans cesse à l’essentiel.

Je ne cherche plus à impressionner.
Je ne cherche plus à prouver que je tiens debout.

Quand tout s’éteint, je demeure.
Non pas parce que je suis forte.
Mais parce que je suis en Christ.

Et ça suffit.

Alors j’écris comme je parle.
Avec mes mots.
Mes silences.
Mes détours parfois.
Mon humour quand il s’invite.
Ma culture.
Mon histoire.

Pas pour donner des leçons.
Mais pour accompagner.
Pour rappeler.
Pour ramener à l’Évangile quand on glisse, quand on se fatigue, quand on se perd un peu.

Si ces mots te parlent, prends-les.
S’ils te dérangent, laisse-les travailler.
S’ils t’invitent à revenir à Christ, alors ils ont rempli leur mission.

Lis.
Reçois.
Laisse-toi transformer.

Et avance — non pas dans la performance, mais dans la vérité.

Enjoy Grace

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