Comment atteindre la présence de Dieu ?
Comment provoquer la présence de Dieu ?
Comment… la présence de Dieu ?
Bon, je dis oh… la présence de Dieu là, c’est quelle affaire en fait ? Parce que ce “comment” là commence à devenir un peu flou.
On la chasse, on l’invoque, on la réclame, on la provoque, on l’atteint… on la… on la quoi exactement ?
La présence de Dieu, ce n’est pas un objet spirituel. Ce n’est pas un bouton ON/OFF qu’on déclenche le temps d’un programme ou d’un service. Quand on parle de présence, on parle d’une Personne. Et même dans le spirituel, la présence de quelqu’un est liée à sa personne : tu ne peux pas avoir une personne sans avoir la présence de cette personne.
Si on dit qu’on est chrétien, enfant de Dieu, ça veut dire qu’on a reçu Dieu lui-même, par l’Esprit, à cause de l’œuvre de Christ. Donc il habite en nous. Ce n’est pas notre colocataire qu’on chasse au gré de nos humeurs. Non. Un enfant de Dieu a la présence de Dieu, parce qu’il a la personne de Dieu en lui. Dieu habite en lui, et il est en Dieu.
Dieu nous a adoptés comme ses enfants par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de sa gloire (Éphésiens 1:5–6). Quand on a entendu l’Évangile et qu’on y a cru, Dieu nous a scellés du Saint-Esprit qui avait été promis (Éphésiens 1:13). Les deux mots que Paul utilise ici – adopté et scellé – sont essentiels. J’en reparlerai dans un autre post. Mais en gros, ça veut dire que c’est définitif. C’est irréversible. On appartient à Dieu. On est devenus son temple.
Donc si Dieu habite en toi, comment tu fais encore pour “invoquer” sa présence comme si elle était dehors ? Partout où tu es, il est là aussi. Sauf si tu crois qu’il y a une autre “présence” qu’on n’a pas encore comprise…
La vérité, c’est que beaucoup de ce qu’on appelle “la présence de Dieu” dans nos cultes, c’est surtout nos émotions. Notre sensibilité qui réagit à un chant, une parole, une atmosphère, un message. Et ce n’est pas mauvais. Dieu a créé nos émotions, il les utilise, il nous rencontre aussi dans ce qu’on ressent.
Mais que tu aies des frissons ou pas, que tu pleures ou pas, que tu sois au marché, dans le métro ou dans ta salle de bain, si tu es enfant de Dieu, il est là. Même quand tu prends tes pieds pour aller pécher, il est là – pas pour t’applaudir, mais pour être attristé, te reprendre, te ramener à Lui. Sa présence n’est pas un effet spécial. C’est une réalité d’alliance.
Sa présence ne nous quitte jamais. Elle est aussi proche de toi que ta propre peau. En fait, plus proche encore. On ne peut pas la dissocier de toi sans renier ce que Christ a fait à la croix.
Ce que tu devrais chercher, ce n’est donc pas “la présence”, c’est la conscience de cette présence. La cultiver chaque jour, jusqu’à pouvoir dire comme David : « Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? » (Psaume 139:7) Et David, lui, n’était même pas scellé comme toi. Il n’avait pas encore reçu l’Esprit comme habitation permanente. Mais il avait déjà compris que la présence de Dieu n’était pas un truc qu’on active ou qu’on éteint selon l’ambiance.
Oui, il y a des moments où Dieu se manifeste plus fortement, où on est plus conscients, plus saisis, plus touchés. Mais ça ne part pas de nos techniques. Ça part de sa grâce et de notre foi dans ce que Christ a accompli. On ne monte pas chercher une présence qui serait perdue dans les nuages. On répond à une présence qui habite déjà en nous à cause de Jésus.
Alors en allant à l’église ce matin, rappelle-toi que tu ne vas pas “dans” sa présence comme si tu en étais séparé toute la semaine. Tu la transportes. Tu viens comme un temple ambulant retrouver d’autres temples ambulants, pour célébrer ensemble Celui qui a fait sa demeure en nous.
Tu ne vas pas la “provoquer”, tu viens la reconnaître, la célébrer, la savourer.
Pour sa présence.
Pour sa grâce.
Pour sa rédemption.
Pour Christ, par qui Dieu est Dieu avec nous et Dieu en nous.
Enjoy Grâce 🤍